Trois athlètes #CFN au Triathlon de Namur 2019 : interview

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Récemment, 2 coachs de CrossFit Nivelles (Charles Glorieux et Remi Weymers) et un de nos athlètes (Julien Lahou) ont participé au Triathlon de Namur ! Première expérience en Triathlon pour Charles, 2ème expérience pour Julien et 3ème pour Remi. Mais ces expériences antérieures n’étaient pas au même niveau.

A trois, ils nous expliquent comment ils ont vécu ce triathlon et donnent quelques conseils pour celles et ceux qui voudraient se lancer dans une telle épreuve ! Interview…

Leur expérience en triathlon ?

Charles Glorieux

Charles Glorieux

Charles : C’était ma toute première expérience en triathlon. C’était également la première fois que je nageais en eau libre et que je faisais un circuit en vélo de route.

Julien : Moi, j’avais déjà fait une compétition il y a une dizaine d'années mais c'était un triathlon d'école avec une distance deux fois inférieure... ce n'était pas vraiment comparable.

Remi : Avant de participer au triathlon de Namur, j’avais déjà pris part à 2 triathlons sprint. En deuxième année à l’unif, j’étais en option triathlon. Cela faisait partie de nos tests de fin d’année. C’était donc le 3ème triathlon auquel je participais, mais le premier en eau libre.

La partie dans laquelle ils se sont sentis LE PLUS à l’aise (entre natation, vélo, course) ?

Charles : Je pensais que la course serait la partie la plus difficile, et au final, c’est là où j’étais le plus relax. C’est en course à pied que j’avais le plus d’ « expérience » et où j’avais le plus de repère.

Julien Lahou

Julien Lahou

Julien : C'était clairement en course à pied grâce à mes quatre années d'athlé. En descendant du vélo, j'ai su accélérer pour rattraper une cinquantaine de concurrents, c'était motivant pour le finish!

Remi : Pour ce triathlon c’est lors de la partie course que j’ai le plus pris mon pied (ahah jeu de mot facile je sais ). Les deux épreuves qui précèdent la course me permettent de trouver rapidement ma vitesse de  croisière en RUN. Je me suis donc senti bien durant toute la course. C’est aussi dans cette partie qu’on se sent le plus soutenu par les spectateurs, c’est ce qui la rend plus “facile”.  

La partie dans laquelle ils se sont sentis LE MOINS à l’aise (entre natation, vélo, course) ?

Charles : La nage en eau libre est un effort très particulier. Le départ à 500 en même temps rend la chose encore plus difficile. J’ai eu beaucoup de mal sur la nage et je n’ai jamais retrouvé les sensations que je retrouve en piscine. Ne pas avoir de repère sur l’endroit où je me situais, la vitesse de déplacement et l’oppressement des concurrents m’a vite fait angoissé.

Julien : Les 20km de vélo m'ont posé un gros problème... Je n'en fais jamais jamais, je suis sorti de l'eau en 56è position (sur +/- 500) et à partir de ce moment, je n'ai fait que me faire dépasser dans tous les sens. Alors la montée de la Citadelle d'entrée de jeu, n'a rien arrangé.

Remi Weymers

Remi Weymers

Remi : L’effort en natation est un peu paradoxal, c’est dans cette partie que j’étais le plus excité et que j’ai pris le plus de plaisir. L’ambiance “bagarre” au départ, le fait de nager en ligne droite sur 700m , ne pas voir le fond et surtout nager au milieu de plein de gens, m’ont vraiment sorti des mes habitudes et c’est ce qui fait que j’ai apprécié le moment. Par contre, c’était l’effort le moins agréable musculairement, j’ai rapidement eu les épaules qui brûlaient et je n’ai pas pu retrouver cette sensation de glisse que j’ai normalement en bassin.

Le plus dur dans ce triathlon ?

Charles : Clairement la gestion du stress sur le départ dans l’eau bien plus que la nage en elle-même.

Julien : C'était de garder le moral sur le vélo alors que ça n'avançait pas et que j'avais fait une bonne partie natation (que je redoutais aussi car je n'avais jamais nagé en eau libre).

Remi : Je dirais que ce qui a été le plus dur physiquement, c’est la nage, mais techniquement c’était les transitions (le passage de l’eau au vélo et du vélo à la course). J’étais un peu perdu dans le parc à vélo, j’ai mis un peu de temps à retirer ma combi en sortant de l’eau et je devais réfléchir à ce que je devais faire et ne pas faire pour ne pas avoir de pénalité.

Photo @ Triathlon Namur 2019

Photo @ Triathlon Namur 2019

D’autres triathlons prévus ?

Charles : Je compte en refaire, car c’est vraiment fun et très différent de la façon dont je m’entraine habituellement.

Julien : Pas pour l'instant, je préfère utiliser mon énergie dans ma progra CrossFit en vue des prochaines compètes. Pourquoi pas refaire celui-là l'année prochaine...

Remi : J’aimerais participer au triathlon de Huy le 7/09.

Un conseil à quelqu’un qui souhaite faire un triathlon ?

Charles :

  • Je pense qu’il ne faut pas se mettre de pression performance sur un premier triathlon, il faut se lancer, prendre du plaisir, et le voir comme un entrainement de plus.

  • Être organisé avant le triathlon pour avoir tout ce qu’il faut pour être bien le jour J. Matériel adéquat, petites « collations »/boissons sur le vélo,… Il y a beaucoup de choses auxquelles penser avant le départ. Ca rendra la chose plus simple si tout est déjà planifié.

  • Avoir été nager en eau libre quelques fois auparavant si le triathlon se fait en eau libre.

Julien :

  • S'entraîner avec une fatigue musculaire pour pouvoir réussir les transitions et ne pas être surpris le Jour J. Comme par exemple, aller faire une séance vélo puis enchaîner avec un petit footing même léger ou encore aller faire une séance natation en vélo. Habituer les muscles à enchaîner deux efforts différents.

  • Faire un repérage du parcours, surtout en vélo et en course à pied. Savoir où accélérer, où se reposer peut vous faire gagner de précieuses minutes parce que dans l'effort ça peut nous paraître interminable.

Remi : Commencez d’abord par un triathlon“Sprint”, il est composé de courtes distances et c’est ce qui le rend accessible par rapport aux autres triathlons qui demandent une préparation physique générale et spécifique plus importante. Ensuite, je conseillerais de commencer par un ⅛ de triathlon en bassin, ça permet aux novices en natation de se raccrocher à un milieu connu et de ne pas débarquer en eau libre sans aucune expérience.